15 décembre 2009
La FIJ demande “une nouvelle mentalité” sur la responsabilité des médias et l’avenir du journalisme
La confiance et la fiabilité dans le journalisme sont essentielles à la démocratie. Pour la Fédération Internationale des Journalistes, cela passe par une « une nouvelle mentalité » sur la responsabilité des médias.
Cette déclaration a été faite au Forum de Bali pour la Démocratie, parrainé par le gouvernement d’Indonésie, où 36 pays ont pris part à l’atelier de la FIJ sur la responsabilité des médias. Dans son communiqué, la FIJ affirme que les gouvernements doivent donner une priorité élevée à la création des conditions « qui pourraient assurer la liberté des médias et un journalisme indépendant, sans aucune forme de pression politique ou légale ».
Cet atelier, qui a s’est tenu deux semaines après le massacre de 31 journalistes et d’autres personnes aux Philippines, a lancé un appel aux gouvernements pour la protection des journalistes. Il a également demandé l’autorégulation du journalisme permettant une nouvelle approche de la responsabilité des medias fondée sur le partenariat entre les journalistes et la société civile.
«Il est temps d’aller plus loin et d’abandonner l’idée que la responsabilité des médias ne consiste qu’à surveiller le travail des journalistes », a déclaré le secrétaire général de la FIJ Aidan White : « Nous avons besoin d’une nouvelle mentalité qui place au cœur le partenariat entre le public et les médias. Les gouvernements doivent soutenir les principes de l’autorégulation des médias et encourager les citoyens à s’exprimer sur les affaires publiques ».
Les conclusions de cet atelier, organisé dans le cadre de la campagne globale de la FIJ Initiative pour un Journalisme Éthique ont été saluées par les gouvernements réunis au deuxième forum pour la démocratie de Bali.
Les syndicats des journalistes, les experts des médias et les représentants des conseils de presse de 18 pays, ont participé à cet atelier qui a étudié le Conseil de Presse Indonésien, qui joue le rôole de médiateur entre le public et les médias de ce pays. Il contribue aussi à la défense de la liberté des médias et travaille à l’éducation du public sur l’importance du journalisme indépendant dans la société indonésienne.
« Le défi pour l’avenir est d’établir les structures de dialogue avec des médias auxquels l’opinion publique peut faire confiance, ce qui encouragera des pratiques journalistiques de qualité », a ajouté M.White.
Les participants ont demandé aux gouvernements de soutenir des nouvelles formes de coopération entre la société civile et les médias. Ils ont aussi apporté leur soutien à des nouvelles formes de responsabilité pour stimuler la liberté de presse, une meilleure gouvernance et une meilleure éducation sur les médias afin de faciliter l’accès des citoyens à l’information.
« Les gouvernements doivent soutenir ce travail et l’autorégulation du journalisme », a conclu M.White : « Ils devraient éviter la tentation d'organiser eux-mêmes le journalisme. Leur rôle est déjà très important: protéger les droits des médias, les droits des citoyens et des journalistes. Mais ils ne doivent en aucune façon s’ingérer dans le travail éditorial ».
Les gouvernements norvégien et indonésien ont soutenu cet atelier qui s’inscrivait dans le cadre du Dialogue Global Inter-médias qui s’est tenu entre 2006 et 2008.
Pour plus d’information, veuillez contacter la FIJ au +32 2 235 2207
La FIJ représente environ 600.000 journalistes dans 125 pays







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