12 août 2010

La FIJ demande la libération d’un second journaliste incarcéré au Burundi

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a demandé aujourd’hui la libération immédiate et sans condition de Thierry Ndayishimiye, Directeur de publication de l’hebdomadaire privé Arc-en-ciel arrêté le mardi 10 août 2010 et détenu à la prison centrale de Mpimba à Bujumbura, capitale du Burundi.

 

«Il est inacceptable d’emprisonner un journaliste pour  diffamation  qui  n’est d’ailleurs pas prouvée dans le cas d’espèce», a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Après le cas de Kavumbagu qui risque la perpétuité, cette arrestation démontre une volonté manifeste de museler la presse dans ce pays ».

 

L’arrestation de Thierry Ndayishimiye fait suite à la publication par son journal d’une information relative à un détournement de deniers publics au sein de la REGIDESO, une société nationale chargée de la distribution de l’eau et de l’électricité.

Selon l’union Burundaise des Journalistes (UJB) affiliée à la FIJ, le responsable de la REGIDESO a immédiatement déposé une plainte et le dossier est en cours d’instruction.

Accusé de diffamation et après trois convocations par le Substitut du Procureur de Bujumbura, Ndayishimiye a été entendu puis arrêté et emprisonné, sans que son avocat soit informé.

L’Association des Journalistes d’Afrique de l’Est (AJAE) par la voix de son Secrétaire Général Omar Faruk Osman a appelé le gouvernement burundais à mettre fin à cette culture d’intimidation et de persécution des journalistes et des médias en adoptant une culture de respect des lois, de la transparence et des droits humains.

La FIJ renouvelle son appel aux autorités burundaises à abandonner toutes charges retenues contre des journalistes et à libérer tous ceux d’entre eux  actuellement en prison ainsi qu’à  dépénaliser les délits de presse, afin que la liberté de la presse et la liberté d’expression reviennent dans ce pays.

Pour plus d’informations contacter la FIJ au   +221 33 867 95 87   

La FIJ représente plus de 600,000 journalistes à travers125 pays dans le monde entier

Burundi, Afrique de l'Est, Afrique, Communiqué de Presse

Commentaires :

Léonard Fandja

16 août 2010 à 22H45

Nous reconnaissons que le gouvernement Burundais n'est pas le pire des gouvernements puisqu'il a mis un terme à la prise en otage des femmes qui ne pouvaient pas payer les frais d'hospitalisation après l'accouchement, il a décidé des soins gratuits pour les enfants de 0 à 5 ans. Ce qui constituent que ce gouvernement est soucieux du bien-être de la population. Toutefois, ce gouvernement devrait rester serein car plusieurs pays africains...producteurs de pétrole n'ont pas encore eu le courage de prendre une telle décision. De grâce donc, que le gouvernement burundais libère les journalistes dont Thierry Ndayishimiye pour éviter de tomber dans le club des pays fossoyeur de la liberté de presse.

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