05 mai 2010
La FIJ condamne le meurtre d’un journaliste en Somalie
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné aujourd’hui le lâche assassinat du journaliste vétéran Cheikh Nur Abkey travaillant à Radio Mogadiscio – radio du gouvernement de transition - dont le corps a été retrouvé mutilé et criblé de balles dans une rue de Mogadiscio, la capitale de la Somalie.
« La communauté des journalistes pleure à nouveau la perte d’un collègue du fait de la violence et du carnage sévissant dans le pays », a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ « Comme ceux qui l’ont précédé, ce meurtre ne va pas décourager les journalistes somaliens qui se battent chaque jour pour leur liberté et pour le droit du public à l’information et à la connaissance», a-t-il ajouté.
Les informations relayées par les médias indiquent que Cheikh Nur Mohamed Abkey a été kidnappé le mardi 4 mai 2010 par des hommes armés non identifiés, près du marché de Bakara en rentrant chez lui venant de son lieu de travail. Son corps a été retrouvé plus tard avec des signes de torture et de nombreuses blessures par balles.
Selon des témoins, des membres de la milice Al Shabaab ont appelé par téléphone à la radio déclarant qu’ils détenaient Abkey et qu’ils allaient l’abattre dans l’après midi après la prière. Certaines sources locales lient ce meurtre à son travail dans une des radios les plus critiques des islamistes radicaux.
Le Syndicat National des Journalistes Somaliens (NUSOJ), affilié à la FIJ a également condamné ce meurtre.
« La mort de ce journaliste expérimenté est une tragédie pour sa famille et ses collègues, mais c’est également un coup dur pour le peuple somalien », a déclaré Omar Faruk Osman, Secrétaire général de NUSOJ. « Nous lançons encore un appel à toutes les parties en conflit d’arrêter de manipuler les médias pour leurs propres intérêts politiques qui font beaucoup de victimes dans les médias » , a-t-il ajouté.
L’année dernière, neuf journalistes avaient été tués en Somalie et jusqu’à présent aucun de ces meurtres n’a connu de suite, faisant de ce pays le plus dangereux d’Afrique.
La FIJ renouvèle son appel pour une action internationale en vue de mettre un terme à la violence aveugle et sectaire qui règne en Somalie afin que les journalistes qui ont déjà payé un très lourd tribu puissent enfin travailler et exercer librement leur profession. La FIJ appelle également le Gouvernement Fédéral de Transition à faire de la protection des journalistes une priorité majeure.
Pour plus d’informations contacter la FIJ au +221 33 867 95 87 La FIJ représente plus de 600,000 journalistes à travers125 pays dans le monde entier







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