05 août 2009
La FIJ condamne le harcèlement d’une journaliste au Soudan
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné aujourd'hui les charges retenues par les autorités soudanaises contre Amal Habani, journaliste et rédactrice de la Rubrique « Petites histoires » du journal Ajrass Al Horreya pour avoir dénoncé les poursuites contre les femmes soudanaises qui portent le pantalon.
« C'est une violation flagrante de la liberté d'expression. Notre collègue a juste exprimé une opinion impartiale dans sa rubrique» a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Ces charges ne sont rien d’autre que du harcèlement et doivent être abandonnés».
Le 12 juillet 2009, Amal Habani a publié un article, intitulé "Lubna, un cas de soumission du corps de la femme" dans lequel elle a affirmé que le cas Lubna n’a rien à voir avec la décence publique mais constitue plutôt une tactique politique pour intimider et terroriser des adversaires de la loi de discipline générale qui est très contraignante pour les femmes.
Lubna Al Hussein, une journaliste travaillant pour la mission des Nations Unies au Soudan et pour le journal Al Sahafa, a été accusée " d’habillement indécent" pour avoir porté un pantalon. Selon la police de la discipline générale, son port vestimentaire constituait une menace pour les valeurs soudanaises, avec comme sanction 40 coups de fouet en public telle que prévue par l’article 152 du code pénal soudanais de 1991.
Durant le procès, la police soudanaise a détenu des journalistes et des correspondants et a confisqué les carnets de notes et enregistreurs de certains d'entre eux.
Amal a été interrogée par les autorités judiciaires le 20 juillet sur la base de l'article 159 du code pénal relative à la diffamation. L’autorité de la police générale a requis une amende de 10 millions de livres soudanaises (US$ 4.100.000) contre Amal.
IFJ demande aux autorités soudanaises de mettre un terme aux menaces et harcèlement contre les journalistes rapportant sur des droits de l'homme en particulier sur les droits des femmes. La liberté de la presse et la liberté d'expression doivent devenir une réalité dans ce pays.
Pour plus d'information entrez en contact avec +221 33 867 95 87
La FIJ représente plus de 600.000 journalistes dans 123 pays dans le monde entier







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