02 juillet 2010
La FIJ condamne la violence aveugle contre les journalistes en Somalie
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a vigoureusement condamné aujourd'hui l’attaque à la bombe contre huit journalistes le mardi 29 juin 2010, la blessure d’un autre journaliste, ainsi que l’arrestation de deux autres à Mogadiscio, la capitale de la Somalie.
«Nous condamnons ces attaques insensées qui ont causé de nombreuses blessures, y compris celles de nos collègues », a déclaré Gabriel Baglo Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Il s’agit là d’un rappel brutal des dangers auxquels les médias somaliens sont exposés dans leur travail quotidien. Nous exigeons une réaction urgente du Gouvernement fédéral de transition pour assurer leur protection».
Selon des informations fournies par le Syndicat National des Journalistes Somaliens (NUSOJ), affilié à la FIJ, une bombe puissante a explosé mardi dans une école de formation de police à Abdiasis, district situé au Nord de Mogadiscio durant une conférence de presse organisée par un porte parole d’Al-Shabaab. Huit journalistes qui couvraient l’évènement ont été blessés dans l’attaque. Quatre d’entre-eux ont été identifiés. Il s’agit de : Muse Mohamoud Jisow, Ilyas Ahmed Abukar, Abdinasir Idle, and Abdirisak Elmi Jama. Un des journalistes blessés a confié à NUSOJ que les poseurs de bombe étaient informés de la conférence de presse et s’étaient assurés de la présence des journalistes.
NUSOJ a fermement condamné cette attaque nuisible et lâche contre des journalistes sans défense. Le syndicat a également lancé un appel à toutes les parties en conflit à Mogadiscio pour qu’elles cessent les hostilités et arrêtent d’ensanglanter la vie des journalistes et des civils non armés.
Le jeudi 1er juillet 2010, lors de combats intenses à Mogadishu entre forces du Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) et extrémistes d’Al-Shabaab, Farah Abdi Warsame, reporter photographe de l’Agence de presse AP a été blessé par des éclats de balles qui l’ont atteint à la main gauche, tandis que Mustafe Haji Abdinur, reporter à l’AFP et Yusuf Jama Abdullahi (connu sous le nom de Yusuf Djibouti), cameraman indépendant ont été arrêté par la police du TFG pour avoir pris des images de leur collègue blessé. Ils sont tous les deux détenus au siège du Département des Investigations Criminelles (CID).
« Certains belligérants ont pris l’habitude de bombarder ou attaquer des endroits où il y a un rassemblement des journalistes, uniquement pour des fins politiques. Mais nous devons leur rappeler leur responsabilité de protéger des journalistes et les civils » a déclaré Omar Faruk Osman, Secrétaire Général de NUSOJ.
La FIJ plaide de nouveau pour une action internationale urgente visant à mettre un terme au massacre des civils et des journalistes somaliens en particulier. Outre la libération immédiate et sans condition des journalistes arrêtés, le Gouvernement Fédéral de Transition doit tout mettre en œuvre pour protéger les vies humaines et faire en sorte que la sécurité soit assurée pour tous dans ce pays.
Pour plus d’informations contacter la FIJ au +221 33 867 95 87
La FIJ représente plus de 600,000 journalistes à travers125 pays dans le monde entier







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