11 mai 2009
La FIJ condamne la campagne orchestrée contre le Syndicat des journalistes en Tunisie
Pour la Fédération internationale des journalistes (FIJ), une campagne,
organisée selon toute vraisemblance par le gouvernement pour déstabiliser le
Syndicat des journalistes de Tunisie, est une nouvelle preuve de l'intolérance
politique et de l'hostilité sans scrupules à l'encontre des défenseurs de la
liberté de la presse et des droits de l'Homme.
Un rapport du syndicat critiquant le bilan du pays en matière de liberté
de la presse a déclenché des attaques généralisées contre les dirigeants du
syndicat de la part des partisans du gouvernement au sein des médias. Pour la
FIJ, ces derniers sapent la solidarité professionnelle.
« Les dirigeants du Syndicat des journalistes ont fait preuve de
courage dans leur défense de la liberté de la presse », a déclaré Aidan
White, le secrétaire général de la FIJ. « Il est temps pour tous les
journalistes de s'unir et de rejeter cette allergie à un débat libre et ouvert
en Tunisie. Les journalistes doivent défendre leur profession contre les
ingérences politiques.
Selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), membre de
la FIJ, à la suite de son rapport publié le 4 mai critiquant la situation de la
liberté de la presse en Tunisie, les milieux pro-gouvernementaux au sein des
médias ont tenté de réfuter ce rapport en en publiant un autre minorant les
violations de la liberté de la presse.
Selon le SNJT, une pétition directement inspirée par le ministère
tunisien de l'Information a été lancée pour appeler à la révocation des
dirigeants du SNJT et à de nouvelles élections. Trois membres du bureau ont
démissionné pour susciter de nouvelles élections. En outre, selon le SNJT, des
journalistes ont été menacés de licenciement s'ils ne signaient pas la
pétition.
La FIJ soutient le droit du SNJT à publier des rapports indépendants et
salue les efforts de ses dirigeants pour améliorer la condition des
journalistes.
« On doit résister à cette dernière attaque contre le courage et
l'intégrité de nos confrères qui défendent la liberté de la presse », a
ajouté Aidan White. « Céder à la pression politique en Tunisie aurait des
conséquences dévastatrices et durables pour la presse. »
Pour plus d'information, veuillez contacter la FIJ au +32 2 235 2207
La FIJ représente plus de 600.000
journalistes dans 123 pays







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