11 août 2008
La FIJ appelle les autorités chinoises à respecter la liberté de la presse dans la région ouïgoure du Xinjiang
La Fédération Internationale de Journalistes (FIJ) a appelé les
autorités chinoises à respecter leur promesse de laisser travailler librement
les médias étrangers, après la série d’attaques qui ont eu lieu dimanche
dernier dans la région autonome de Xinjiang, à majorité ouïgoure, et qui ont
couté la vie à onze personnes.Pendant les derniers incidents, trois journalistes japonais ont informé
la FIJ qu’ils avaient été interpellés le dimanche 10 août par des
fonctionnaires de police à Kuqa, dans la région autonome de Xinjiang,
située au nord ouest de la Chine, quand ils essayaient d’entrer dans le dit
territoire.
"Les policiers ont déclaré qu’ils agissaient pour notre propre
sécurité", selon l’un des journalistes, "mais je crois que les
journalistes devraient pouvoir décider eux-mêmes sur ce point plutôt que les
autorités".La police a effacé les photos d’un des collègues du journaliste japonais
sans donner aucune explication.
"La police et les autorités de Xinjiang ont maintes fois défendu
aux journalistes de faire leur travail pour empêcher une couverture
quelconque de la situation là-bas", a dit le Secrétaire Général Adjoint
de la FIJ, Paco Audije. "Les autorités utilisent l’excuse de la protection
des journalistes pour leur interdire l’accès à la région.
Tout cela est un prétexte
pour dresser des obstacles à la liberté de presse et réduire la couverture médiatique
des attentats".Les trois journalistes qui travaillent pour le quotidien japonais Sankei
Shimbun et pour l’agence de presse JiJi Press ont été interpellés
pendant quelques heures puis relâchés. Ils ont raconté à la FIJ qu’ils
ont été autorisés à continuer leur travail.
Un photographe britannique a aussi été arrêté dans la même région, le
même jour et dans des circonstances semblables.Lundi, un journaliste de Hong Kong a informé la FIJ qu’il s’était vu
interdire de filmer l’Hôpital Populaire de Kuqa. Le personnel de l’hôpital lui
a demandé une autorisation des autorités de Xinjiang. Mais ces mêmes autorités
ont nié qu’une telle autorisation était nécessaire.
La semaine dernière, deux journalistes japonais ont été matraqués par la
police quand ils essayaient de suivre les événements après une autre explosion
qui avait tué 16 policiers. La police les a forcé à effacer tous leurs images.
La FIJ déclare que ces pratiques sont contraires à la lettre et à l’esprit
des normes émises en 2007 par le gouvernement chinois et qui étaient destinées
à permettre le travail sans obstacles des journalistes et des
photographes.
Pour plus d’information veuillez contacter la FIJ bureau Asie-Pacifique
au +612 9333 0919
La FIJ représente environ 600 000
journalistes dans autour de 122 pays dans le monde





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