02 mai 2006

Journée de la liberté de la presse 2006


Déclaration de la Fédération internationale des journalistes

Aujourd’hui, les syndicats de journalistes du monde entier célèbrent la lutte pour la liberté de la presse et apportent leur solidarité aux confrères dans leur pays et à l’étranger qui se sacrifient quotidiennement pour le droit du public à savoir, pour la démocratie et le respect des droits fondamentaux.

En ce jour, la FIJ, la plus importante organisation de journalistes du monde, réaffirme que la cause du développement et de l’éradication de la pauvreté sur la planète dépend de l’existence de médias libres et de l’exercice d’un journalisme indépendant dans des conditions de sécurité correctes.

La liberté de la presse donne une voix aux pauvres et aux défavorisés, elle est la sève de la démocratie en obligeant les gouvernements et ceux qui détiennent le pouvoir à rendre des comptes et elle crée la confiance en l’avenir en exposant la corruption et l’intolérance.

Aujourd’hui, la FIJ appelle à agir pour mettre fin aux obstacles à la liberté de la presse dans le monde. En particulier, nous demandons :

Un soutien aux syndicats de journalistes indépendants qui permettent la défense de la liberté de la presse en donnant une voix collective, indépendante des gouvernements et des puissances économiques et qui peut s’exprimer au nom de la profession ;

Une action pour défendre des médias de qualité et une culture de liberté de la presse dans laquelle le respect de la déontologie, une réelle auto-régulation et la sécurité ainsi que la protection des personnels des médias sont prioritaires et dans laquelle tous les obstacles à la pratique d’un journalisme indépendant sont éliminés ;

La reconnaissance que les droits sociaux sont une question qui relève de la liberté de la presse. Le professionnalisme des médias dépend des conditions de travail et de la justice sociale dans le journalisme. Des conditions de travail correctes et des salaires équitables sont la condition permettant un journalisme respectueux de la déontologie et rejetant la corruption.

La FIJ adresse un message de solidarité aux journalistes où qu’ils se trouvent. Nous exigeons que ceux qui se trouvent en prison ou qui sont poursuivis en raison de leur métier soient libérés ; nous insistons pour que la communauté internationale agisse contre l’impunité et mette fin au ciblage et à l’assassinat des journalistes ; nous apportons notre soutien à une solidarité professionnelle entre les journalistes de tous les coins de la planète.

Notre approche n’a rien de nouveau. De fait, c’est ce que la FIJ et ses membres ont répété depuis sa fondation en 1926. Notre devise –Il ne peut y avoir de liberté de la presse dans des conditions de corruption, de pauvreté ou de peur– reste le socle de notre conviction que la campagne pour les droits des journalistes doit être au cœur de la lutte pour la liberté de la presse à travers le monde.

Mondial, Communiqués de presse

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