22 de enero de 2010
La FIJ appelle à la libération de deux journalistes français enlevés en Afghanistan
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) fait part de son inquiétude sur le sort des
deux journalistes français de France Télévisions enlevés depuis le 30 décembre
en Afghanistan et appelle toutes les parties concernées à tout faire pour
obtenir leur libération immédiate.
« Les récentes déclarations des autorités françaises selon lesquelles
elles ont reçu l'assurance que les deux journalistes étaient "en vie"
sont encourageantes », a affirmé Aidan White, Secrétaire général de la
FIJ. « Mais le temps passe et nous exhortons toutes les parties concernées
de redoubler d'efforts pour leur libération ».
Selon la presse française, les deux journalistes de la chaîne publique
française ont été enlevés avec trois ressortissants afghans qui les
accompagnaient le 30 décembre dernier sur la route entre Surobi et Tagab, dans
la province de Kapisa, sous contrôle sécuritaire des troupes françaises.
La FIJ soutien
les efforts des gouvernements français et afghan en vue la libération de deux
journalistes et leurs collègues afghans mais s'étonne toutefois des propos
tenus par le secrétaire général du Président français, M. Claude Guéant, le 17
janvier devant la presse pour évoquer le "coût considérable" de
l'opération de recherche des deux journalistes. La Fédération regrette
également les propos du président français Nicolas Sarkozy rapportés par M.
Guéant selon lesquels le chef de l'Etat a accusé les deux journalistes d' "imprudence vraiment coupable" et qui font suite aux propos rapportés par le Ministre de la Défense selon
lequel M. Sarkozy a fustigé « l'inconscience » des journalistes.
« Il est inacceptable
d'accuser les journalistes d'imprudence, d'inconscience ou d'être coupable de
quoi que soit alors qu'ils cherchent simplement à travailler de façon
indépendante pour informer le public », a ajouté M. White. « Cela est
d'autant plus vrai dans un pays comme l'Afghanistan où l'insécurité règne
partout. Cela reviendrait à interdire la présence des médias étrangers dans
tout le pays ».
La FIJ rappelle
que les journalistes en Afghanistan comme ailleurs dans le monde font leur
métier en étant présents sur le terrain pour informer les citoyens et qu'il
n'est pas adéquat de parler de "recherche du scoop" quand on connait
les risques d'exercer ce métier dans des zones aussi dangereuses que
l'Afghanistan.
« De telles déclarations sont infondées
et mal avisées d'autant plus que les deux journalistes sont toujours
détenus », a conclu M. White.
Pour
plus d'information, veuillez contacter la FIJ
au +32 2 235 2207
La FIJ représente environ 600.000
journalistes dans 125 pays du monde






Si no ves aquí un comentario que hayas hecho recientemente es porque está en curso de moderación
Escribir un comentario :
En {SITE_NAME} puedes expresar tu opinión sobre todas las noticias, y aquí aparecerán todos los comentarios que envíes.
La sección está moderada, y los textos no se publican directamente, con el fin de poder ser supervisados en la redacción. {SITE_NAME} se reserva el derecho a rechazar aquellos comentarios que no guarden unas mínimas normas de respeto hacia los demás.